Erratum
Dessins de Dip
préface de Lise Fauchereau

Vous avez la possibilité de commander le livre Erratum, recueil de dessins signés Dip, préface de Lise Fauchereau (Bibliothèque nationale de France, Département des Estampes), livre édité par la Galerie Prodromus, novembre 2006.

Format du livre fermé 24 x 16, 5 cms,
papier off - set Centaure 170 grms,
couverture Conqueror smouth 300grms, avec rabat ).

Au prix de 18 euros, frais de port compris, en envoyant votre règlement par chèque :
Galerie Prodromus 46, rue Saint-Sébastien - 75011 Paris
Tél. : 01 43 14 48 25 - 06 60 27 88 92 - prodromus@wanadoo.fr

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:: Extraits de la préface de Lise Fauchereau (Département des Estampes, Bibliothèque nationale de France) ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

Le complexe de Dip
7 ans auparavant, un carnet à spirale, un stylo à bille, le trait s’allonge et se donne au papier. L’auteur du dessin est Dip alias Renaud Allirand. Le pseudonyme est arrivé naturellement comme une nécessité. Dip n’est pas à proprement parlé un dessinateur. L’envie, la possibilité de s’y frotter, sont venus de la découverte des oeuvres de Goya à Madrid.
La pratique du dessin convient à l’artiste qui travaille le plus souvent de façon impulsive pour un résultat instantané. Elle répond à un besoin de produire de manière incontrôlée, sans ébauche, et à n’importe quel moment de la journée. Ce trait de caractère ne se retrouve nullement dans les toiles et encres, à la composition abstraite.

Oraison jaculatoire, 6ème étage droite, sonnez fort
Les premières feuilles -l’ensemble en compte près de 6000 aujourd’hui- nous troublent par la richesse des scènes, des motifs, par les ébats sexuels inventifs (mais bien souvent irréalisables !). Le trouble est tel que l’on est emporté mais non choqué au premier abord. Seuls ou en groupe les personnages aux sexes mélangés se contorsionnent, se pénètrent mais jamais ne se regardent. Pipounette et Marie-Thérèse ne sont pas dans le même bateau. Nous sommes ici dans une suite de scènes sans aucun rapport direct. La quête est intime. Les pages des carnets s’enchaînent, se bousculent et tel un papier absorbant se remplissent d’une violence ici exorcisée. Le journal s’accroît au fil des jours.

La Renaude minaude
Dip dévoile, en 2003 et 2004, quelques dessins en publiant en autoédition, deux albums de ses dessins, Dip love et Les Biscornus.
L’auteur ne se cache plus et se positionne parfois même en spectateur dans les scènes, sous la forme d’un animal, un chien, celui même à qui l’on doit le pseudonyme Dip. Sa présence symbolique se retrouve également dans la légende. Ce petit texte lové au pied de l’image est essentiel et pourtant secondaire dans son rapport à l’image. Les titres sont en effet rarement donnés à la fin du dessin. L’auteur les donne après et de façon désordonnée. Les textes sont rédigés indépendamment des scènes et peuvent donc s’intervertir au gré de ses propres envies. Là encore le dessinateur se joue de nous. Il préfèrerait certainement que chacun choisisse son titre parmi ceux qu’il propose. Ce petit manège nous distrait mais surtout nous retient par des jeux de mots, des associations d’idées tirées de références culturelles simples mais communes à tous.

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Dip n’est plus un clandestin pour Renaud Allirand. Les deux facettes de la personne se rejoignent et parfois se confondent dans la signature. L’artiste en exposant ses planches, nous invite à entrer dans son univers. Ce dernier sous forme de journal dessiné, est un cadeau, un voyage au travers de la mort et de l’amour, que l’on côtoie comme pour mieux les apprivoiser.


30 octobre 2006

Note : Les titres des paragraphes sont empruntés aux légendes des dessins de Dip.